De la peinture à base de pollution

La lutte contre la pollution induite par les moteurs diesel s’est dotée d’une nouvelle arme. Plus qu’un simple filtre, l’originalité de ce dispositif innovant tient au mode de valorisation des particules fines capturées, transformées en encre utilisable par des artistes ou pour l’impression sur textile (Facebook). La technologie Kaalink consiste en un dispositif cylindrique installé directement sur le pot d’échappement des voitures et qui fonctionne grâce au principe de l’électricité statique. Déclenché par la mise sous tension d’un plasma haute-énergie contenu dans des cartouches placées à l’intérieur du cylindre, il capture jusqu’à 95% des particules fines présentes (MIT News). Il reste à l’entreprise à récolter les cartouches usagées et à les débarrasser des métaux lourds et autres toxines pour obtenir un pigment à base de carbone purifié. Grâce à différents traitements chimiques, les pigments sont ensuite transformés en encre ou peinture fonctionnelle, baptisée Air-Ink (Graviky).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une tendance mondiale à valoriser certains des déchets issus des activités humaines et principaux responsables du changement climatique. Outre les particules fines, le dioxyde de carbone est en première ligne. Mais certaines recherches se heurtent à un obstacle de taille : les procédés de valorisation se révèlent particulièrement énergivores et peu viables économiquement (BBC). En outre, ces technologies ne font pas l’unanimité auprès des scientifiques, qui estiment que les promesses du Carbon Dioxide Removal pourraient avoir un impact sur la volonté politique de réduire les émissions polluantes. Un scepticisme qui n’arrête pas les prescripteurs de l’ingénierie du carbone, qui viennent de mettre en service, en Islande, la première mini-usine au monde à émissions négatives. Elle est capable de dépolluer l’air ambiant en captant le CO2, qui est ensuite injecté dans des roches basaltiques où il se solidifie à la faveur d’une réaction chimique (Quartz).

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