Pour explorer les enjeux de la robotique dans la construction, Leonard a confié à son partenaire Sifted, média dédié à la communauté des start-up, la rédaction d’un rapport sur le sujet.
Le rapport illustre les nouvelles voies ouvertes par les entreprises étasuniennes, européennes et japonaises. Les États-Unis dominent le financement de la robotique de construction ; l’Europe abrite des innovateurs comme Gropyus, spécialisé dans la préfabrication, et Flyability, dont les drones inspectent des zones difficiles d’accès. Le Japon, de son côté, a déjà mis en œuvre des projets de construction automatisée de barrage, offrant une vision de chantiers entièrement robotisés.
Le secteur de la construction fait face à des défis de productivité, à des pénuries de main-d’œuvre et à des conditions de travail dangereuses. Les robots excellent justement dans les tâches « simples, répétitives et dangereuses », améliorant la productivité tout en assurant une meilleure sécurité des travailleurs.
Il ne s’agit pas dans cette perspective de remplacer les travailleurs, mais d’imaginer de nouvelles collaborations entre humains et machines.
Les robots prennent en charge les tâches répétitives et à haut risque, permettant aux travailleurs de se concentrer sur
des rôles plus qualifiés et créatifs. En rendant la construction plus attrayante, la robotique contribue également à attirer de nouveaux talents, souvent éloignés à l’origine de ce secteur.
Les start-up font face à des défis uniques dans l’automatisation de la construction : gagner la confiance des chefs de chantier, résoudre des problèmes de calibrage et de transport, et même soigner l’esthétique – les robots doivent-ils avoir une apparence amicale ou simplement être fonctionnels ? Des modèles économiques flexibles, tels que la location ou les robots as‑a‑service, abaissent les barrières à l’entrée, permettant aux entreprises de tester des outils sans investissements initiaux significatifs.
Pourquoi cette révolution robotique est-elle possible maintenant ? Grâce à une technologie mature qui combine IoT, LiDAR, systèmes satellitaires et IA avancée. Ces technologies rendent les robots plus intelligents, plus adaptables et mieux équipés pour gérer les changements en temps réel sur des chantiers toujours différents.
Le marché mondial des robots de construction croît rapidement, avec une valeur qui devrait doubler pour atteindre 750 millions d’euros d’ici 2029. La robotique offre au secteur de la construction un levier pour devenir plus efficace à de nombreux niveaux, qu’il s’agisse d’accroître la productivité ou d’optimiser l’utilisation des matériaux. Les investisseurs ne s’y trompent pas et se structurent pour soutenir le développement des start-up qui s’engagent dans ce secteur.
Le véritable décollage du secteur reste devant nous. D’après la base de données Crunchbase, seules 17 entreprises de construction robotisée dans le monde ont levé des fonds auprès d’investisseurs depuis 2022.
Le sujet de la robotique pour la construction vous intéresse ? Le rapport est à votre disposition et nous vous invitons à le partager largement.
Cet article est issu de notre Yearbook 2025 : « Façonner les solutions ».
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