Radar – Notre sélection de business innovants #51

Openspace lève 102 millions de dollars pour sa solution de collecte de données sur les chantiers. Diamond Age lève 50M$ pour sa solution d'automatisation de la construction. Qairos Energies veut produire de l’hydrogène avec du chanvre dès 2025.

Openspace lève 102 millions de dollars pour sa solution de collecte de données sur les chantiers

Avec sa levée de fonds en Série D de 102 millions de dollars réalisée en mars 2022, la startup californienne Openspace s’approche du statut de licorne : elle est désormais valorisée 902 millions de dollars, plus du double de la valorisation de sa levée de fonds précédente, au printemps 2021.

Spécialisée dans les technologies de cartographie numérique pour le secteur de la construction, Openspace compte 180 employés. Sa solution a déjà été déployée sur 10 000 projets, dans 75 pays. L’approche de la startup consiste à utiliser des caméras 360° montées sur des casques de chantier, afin de capter un flux constant de photos du projet de construction. L’IA exploite ensuite les données ainsi collectées pour déterminer si le projet est dans les temps, évaluer l’état d’avancement des différents corps de métier et répondre à différentes questions qui peuvent se poser sur un chantier, comme par exemple le nombre de cloisons sèches installées au cours des semaines écoulée.

La solution est conçue pour être utilisée par tous les intervenants sur un chantier et les données s’intègrent à des plates-formes de gestion de projet telles que Procore, PlanGrid et Autodesk. Le prix de l’abonnement d’OpenSpace est fixé en fonction de la valeur globale du projet, quel que soit le nombre total d’utilisateurs ou la quantité de données recueillies.

Parmi les investisseurs d’Openspace figurent PSP Growth, la branche capital-risque et capital de croissance de PSP Partners, ainsi que les fonds Alkeon Capital Management, GreenPoint Partners, JLL Spark et Menlo Ventures. De nouveaux investisseurs intègrent le tour de table à l’occasion de cette Série D : Alpaca VC, Fischer Homes et des fonds gérés par BlackRock. Cette levée de fonds servira à accélérer le développement de l’entreprise.

 

Diamond Age lève 50M$ pour sa solution d’automatisation de la construction

Avec ses procédés de fabrication automatisés, la startup américaine Diamond Age promet de produire des maisons individuelles en 30 jours, contre sept mois habituellement. Avec cette promesse, elle vient de lever 50 millions de dollars en Série A, auprès des fonds Prime Movers Lab, Alpaca VC, Dolby Family Ventures, Timber Grove Ventures, Gaingels et Signia Venture Partners.  Un promoteur immobilier, dont l’identité n’a pas été révélée, a également contribué à hauteur de 20 % du financement total. Cette levée fait suite à un premier tour de table d’amorçage de 8 millions de dollars, qui a eu lieu en décembre 2020.

Pour accélérer les délais de fabrication, les ingénieurs de l’entreprise – dont beaucoup viennent de Tesla – se sont appropriés des outils de l’industrie automobile et de l’industrie, avec un concept de plates-formes automatisées, qui permettent de construire plusieurs maisons à la fois, avec un robot manœuvrable au centre. Selon Diamond Age, ces outils ne nécessitent que la moitié de la main-d’œuvre habituellement utilisée sur les chantiers.

Comme son concurrent Icon, pionnier de l’impression 3D et de la robotisation dans la construction, Diamond Age utilise le béton comme matériau principal. Mais elle privilégie une approche standardisée, plutôt que du sur-mesure : dans chaque projet, elle s’associe à des constructeurs expérimentés, pour construire en série des maisons de trois chambres. La startup a ainsi pour ambition de produire 250 logements par an d’ici à la fin de 2023.

Qairos Energies veut produire de l’hydrogène avec du chanvre dès 2025

La startup Qairos Energies, basée dans la Sarthe, développe depuis 2019 un concept de production d’hydrogène vert et de biométhane à partir de chanvre, cultivé localement. Elle bénéficie pour cela du concours de l’Université du Maine, du centre de transfert de technologie du Mans, de l’Institut catholique des arts et métiers de Nantes et de l’Université de technologie de Compiègne. Avec ces partenaires, Quairos Energies a en effet conçu une technologie reposant sur la gazéification de la biomasse : à terme, ce procédé de pyrogazéification de biomasse permettra de produire de l’hydrogène vert, de la chaleur et du biométhane, à partir de chanvre, mais également d’autres cultures.

C’est à Trangé, à côté du Mans, que Qairos devrait ouvrir sa première usine, en 2025. L’entreprise dit avoir obtenu les garanties de banques, de fonds d’investissement, de Bpifrance et des collectivités locales, qui devraient investir 25 millions d’euros. Cette première usine sera un démonstrateur de 40 GW, qui permettra de créer un gaz de synthèse utilisé ensuite pour produire de l’hydrogène vert ou du biométhane. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) a donné son feu vert à l’opération, dans le cadre du “bac à sable réglementaire”.

 

Et aussi :

CarbonWorks, entreprise spécialisée dans la capture et la valorisation du CO2 grâce aux microalgues, lève 11 millions d’euros — Widoobiz

Au Luxembourg, Leko Labs lève 21M$ pour développer des constructions « négatives en carbone » — TechCrunch

En Allemagne, la plateforme de location de matériel de chantiers Flexcavo lève 8 millions d’euros, le gouvernement la soutient à hauteur de 2,7 millions — Tech.eu (8 millions), Tech.eu (2,7 millions)

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