Drones, robots, humains : qui sera sur les chantiers de demain ?

« En 2050, il n’y aura plus d’humains sur les chantiers de construction ».

Avec son rapport « A Digital Future for the Infrastructure Industry » (juin 2017), Balfour Beatty a jeté un pavé (futuriste) dans la mare. Certes, l’entreprise britannique ne manque pas de citer les incertitudes liées à la matérialisation de cette vision. Mais elle prédit tout de même que la numérisation et l’automatisation vont progressivement prendre la main, jusqu’à endosser les aspects décisionnels. Le chantier 4.0 sera-t-il le pré carré des drones et des robots ?

La machine ne chasse pas l’homme

Au Japon, une grande vague de robotisation des chantiers est lancée. Mais ce virage technologique répond en fait à un enjeu de ressources humaines. En effet, selon la Fédération japonaise des entrepreneurs de la construction, il y aura 1,28 million de travailleurs de moins dans le secteur pour l’exercice 2025 par rapport à l’exercice 2014. Les Etats-Unis font face à une problématique similaire : 200 000 postes restaient non pourvus dans le secteur fin février 2017. Face à cette pénurie croissante de travailleurs, les entreprises se voient dans l’obligation de s’équiper en robots et drones. Mais le gain de productivité attendu s’appuie d’abord sur la complémentarité entre l’homme et la machine, souligne un expert auprès du Japan Times. Les métiers de la construction ne vont pas disparaître. Comme dans la plupart des secteurs, ils vont se transformer à la faveur d’une montée en compétences.

Drones, robots, humains : qui sera sur les chantiers de demain ?
« En 2050, il n’y aura plus d’humains sur les chantiers de construction ».

Vers une collaboration transformative

L’automatisation totale des chantiers n’est donc encore qu’une vision. Et elle devrait en toute logique le rester. D’une part, parce qu’il n’est pas si simple de robotiser tout un chantier. Les conditions, qu’il s’agisse de météorologie ou de la présence de poussière, exigent des robots particulièrement résistants, tandis que les tâches ne sont pas strictement duplicables de chantier à chantier. D’autre part, parce la robotisation du secteur s’entend d’abord en termes de collaboration et de multiplication des interfaces hommes-machines. Les robots et les drones seront progressivement amenés à prendre en charges les tâches les plus dangereuses, difficiles ou répétitives, notamment grâce au déploiement à grande échelle du BIM qui leur fournira les données nécessaires.

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