Manque et excès d’eau : quelles réponses dans l’aménagement urbain ?
Si la quantité d’eau sur la Terre est stable, sa circulation, son accès et sa disponibilité selon les territoires et les périodes de l’année évoluent en fonction de nombreux facteurs.
Aujourd’hui, 90 % des catastrophes naturelles que l’on connaît sont directement ou indirectement liées à l’eau.
Partout dans le monde, les grandes villes sont confrontées à une même réalité : des sécheresses plus longues et plus sévères alternent avec des épisodes de pluies extrêmes de plus en plus fréquents. Cette double pression met à l’épreuve les infrastructures existantes, fragilise les ressources en eau douce et révèle les limites d’un modèle de gestion conçu pour un climat plus stable. Pour autant, les changements climatiques et le dérèglement du grand cycle de l’eau nous obligent à créer collectivement une nouvelle culture de l’eau.
Barcelone, un exemple emblématique
Barcelone en est un exemple emblématique : la sécheresse exceptionnelle de 2022 à 2025 a mis en lumière la vulnérabilité du territoire à cette ressource mais également l’intérêt, au cœur de la crise, des solutions technologiques comme le dessalement d’eau de mer afin d’avoir la capacité de fournir les habitants – et les touristes – en eau potable.
Une approche intégrée y a été expérimentée, combinant des technologies innovantes – comme les outils numériques de pilotage des réseaux, la réutilisation des eaux usées traitées et parfois le dessalement – des aménagements urbains qui redonnent davantage de place à l’eau en favorisant son infiltration, son stockage et sa circulation, ainsi que des solutions fondées sur la nature, telles que la végétalisation, la désimperméabilisation des sols ou la restauration des milieux aquatiques.
Un rendez-vous pour imaginer des solutions ambitieuses
Toutefois, dans toutes les régions du monde, demeurent de nombreuses réflexions qui méritent d’être abordées collectivement : comment anticiper ces évènements et éviter les crises économique, écologique, sociale associées ? Quel partage de la ressource entre ménages, industries et secteur agricole ? Quel rôle des sols et de l’aménagement urbain pour une gestion durable de la ressource ? Quel sera le futur prix de l’eau?
Au programme :
11h30 à 11h40 | Introduction
- Mot d’accueil de Julien Villalongue, directeur, Leonard
- Introduction par la députée Nathalie Coggia, députée de l’Assemblée nationale, 5e circonscription de l’étranger
11h40 à 11h50 | Présentation du portrait de ville
- Présentation par Louise Fel, cheffe de projet, La Fabrique de la Cité
11h50 à 12h05 | Retour sur les projets du Besòs
Témoignage de trois participants barcelonais sur le projet du Besòs, ses réussites et ses limites.
Intervenants :
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Jesus Arcos, urbaniste-paysagiste, Aldayjover
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Juan Pedro Martin Vide, professeur en génie fluvial
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Nuria Garcia Seguer, directrice générale adjointe, Consortium du Besos
12h05 à 12h50 | Table ronde : la stratégie d’adaptation des villes
Intervenants :
- Christian Piel, urbaniste hydrologue, fondateur d’Urban Water
- Solène Le Fur, directrice du programme Aquagir, Banque des Territoires
- Esther Crauser Delbourg, économiste de l’eau, cofondatrice de Water Wiser, cabinet de conseil spécialisé dans la gestion durable de la ressource en eau
12h50 à 13h00 | Question & Conclusion
13h00 | Déjeuner buffet