Building Beyond : deux semaines pour explorer les échelles de la ville

Lancé l’an dernier lors de l’inauguration de Leonard:Paris, Building Beyond, le festival du futur des villes, reprend possession des lieux du 24 juin au 4 juillet. Le proche, le lointain, d’hier et de demain, nous arpenterons ensemble en plus de 20 rencontres, les échelles des villes et des territoires !

Pas de carte sans échelle

Le prisme de l’échelle permet d’embrasser la ville dans toute sa complexité. Une échelle est une mesure qui délimite des temps, des zones, des espaces. C’est également une hiérarchie, qui classe et organise. À ce titre, l’échelle d’une ville peut être spatiale ou temporelle, mais elle peut également être sociale, culturelle ou politique. Les échelles modèlent les grilles de lecture qui nous permettent d’appréhender l’urbain.

Par définition, ces grilles sont des abstractions, elle déterminent ce qui est ville et ce qui ne l’est pas, elles « programment ». À l’heure de la ville des crises, ces cadres doivent être questionnés et bousculés. Face à l’urgence écologique, aux crises migratoires inédites et aux inégalités sociales de plus en plus flagrantes, la ville doit se transformer. Elle doit revoir ses échelles de pensée, de conception, et d’interaction pour prétendre accueillir une majorité toujours croissante de la population mondiale.

Deux semaines pour échanger

À l’instar de la précédente édition, Leonard, La Fabrique de la Cité et la Fondation VINCI pour la Cité s’attachent à croiser les expertises et les regards sur des sujets volontairement divers pour questionner les échelles de villes et de territoires en mutation. Qu’il s’agisse de réfléchir au futur d’infrastructures essentielles à la mécanique des villes (autoroutes urbaines ou aéroports) ou de discuter les limites sans cesse mouvantes des espaces urbains, Building Beyond concentre les expertises pour faire émerger de nouvelles clés de compréhension.

L’échelle temporelle peut aussi s’épaissir et embrasser des ères géologiques plus larges, ou se projeter à long terme pour penser et planifier des horizons désirables. Et quand il s’agit de désigner lesquels des espaces à conquérir, souterrains ou verticaux, sont les plus enviables, experts comme participants auront leur mot à dire !

La transition écologique sera aussi au coeur des échanges : comment opérer la transition énergétique pour atteindre l’idéal d’une ville zéro carbone ? Comment réduire l’impact environnemental des activités de construction et d’exploitation ? Universitaires et professionnels apporteront analyses et solutions concrètes.

Deux semaines pour passer à l’action

Chez Leonard, préparer l’avenir des villes, c’est du concret ! Cette deuxième édition fera une nouvelle fois la part belle aux solutions qui ambitionnent de résoudre les grands maux de la société, ou de transformer en profondeur son secteur par la force du numérique. La construction ne fait pas exception à cette règle.

Alors que les rapports se multiplient sur la qualité médiocre de l’air dans nos villes, les startups s’attaquent à toutes les couches urbaines pour tracker, analyser et améliorer la qualité de l’air de nos rues, nos intérieurs… Et même en souterrain, où d’autres solutions sont, elles, bien décidées à transformer la manière de construire et d’exploiter les sous-sols urbains.

Deux semaines pour rêver

Tout au long du festival, Leonard fera appel au pouvoir de l’imaginaire par l’intervention d’artistes, d’écrivains et de scientifiques qui portent dans leur travail des visions décalées et inspirantes du futur des villes. Raphaël Lacoste, Directeur Artistique chez Ubisoft sur la licence Assassin’s Creed, expliquera comment il crée les univers fascinants dans lesquels évoluent les joueurs au fil des opus, tandis que le data scientist Régis Chatellier démontrera les potentiels de la donnée pour la création de villes “ex-nihilo”. L’architecte Sénamé Koffi et le scientifique Loïc Bertrand puiseront dans le passé des techniques prometteuses pour construire les villes de demain.

Le temps d’une soirée, Leonard naviguera en terres nocturnes lors d’une nuit de la Nuit mêlant les expertises autour de ce temps si particulier (mais plus si mystérieux) de la ville. Une soirée rythmée par le pouvoir de la lumière sur les ombres urbaines avec le scénographe lumière Yann Kersalé, la “diurnisation” de la nuit par le géographe Luc Gwiazdzinski, et un détour par le cinéma orchestré par Ollivier Pourriol. Pas de démons, mais du beau monde !

Ouvrir le débat, favoriser les rencontres entre experts et profanes pour imaginer, explorer et construire ensemble la ville de demain : telle est l’ambition de cette deuxième édition, qui n’attend que vous !

Découvrez dès à présent l’intégralité de notre programmation :

Lundi 24 juin

Mardi 25 juin

Mercredi 26 juin

Jeudi 27 juin

Vendredi 28 juin

Samedi 29 juin

Lundi 1er juillet

Mardi 2 juillet

Mercredi 3 juillet

Jeudi 4 juillet