Voiture autonome : sera-t-il un jour permis de s’endormir au volant ?

La voiture autonome est une des applications de l’intelligence artificielle qui suscite le plus d’engouement et d’enthousiasme. Nourries par les progrès fulgurants du deep learning - fondé sur l’explosion du nombre de données et des capacités de calcul - les prévisions optimistes se succèdent, confortées par les investissements colossaux réalisés dans ce domaine : des investissements combinés de 5Mds de dollars ont été annoncés en 2018 dans Cruise Automation, la filiale de GM consacrée à ce sujet - dont 2,75 de la part de Honda et 2,25 de la part de Softbank - et Ford a annoncé un investissement cet été de  4 Mds de dollars pour combler son retard sur le véhicule autonome. Les accidents récents - tragiques pour certains - n’ont que temporairement atténué les enthousiasmes.  Les investissements continuent d’affluer, les expérimentations vont bon train, y compris pour Uber qui a repris ces essais sur route. Alors, que peut-on espérer et quelles sont les principales difficultés qui restent à lever ?